Battu par la Guinée (56-65) ce samedi lors de son deuxième et dernier match de préparation, le Sénégal sait désormais sur quels chantiers travailler avant d’entrer en lice dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2027. Le sélectionneur Ngagne Desagana Diop a dressé un constat lucide de la prestation de ses joueurs.
« Nous avons disputé deux bons matches amicaux. Ce sont des rencontres qui servent à identifier ce qu’il faut corriger. Sur ce deuxième match, nous n’avons été performants que cinq minutes sur quarante, essentiellement durant le deuxième quart-temps », a analysé le technicien.
Le sélectionneur a ensuite détaillé les insuffisances de son équipe. « Défensivement, nous n’avons pas été au niveau. Nous avons perdu trop de ballons (21 contre 15), fait de mauvais choix offensifs et manqué beaucoup de tirs, notamment à trois points (9 sur 42). Nous devons également progresser au rebond (45 contre 48). C’est pourtant un secteur où nous devons imposer notre domination. Nous allons apporter les corrections nécessaires afin d’être prêts pour notre premier match. »
Le staff compte désormais profiter des trois dernières séances d’entraînement avant l’entrée en compétition. « Les joueurs se reposeront dimanche, puis nous disposerons de trois jours pour préparer le premier rendez-vous », a précisé Desagana Diop.
Le technicien est également revenu sur l’état de forme de plusieurs éléments de son effectif. « Jean-Jacques Boissy disputait son premier cinq contre cinq depuis sa blessure de mars. Il n’est pas encore à 100 %. Ibou Dianko Badji, dont la saison en Chine est terminée depuis un mois, manquait lui aussi de rythme. Babacar Diallo va nous apporter dans la remontée de balle et l’organisation du jeu. Il ne faut pas oublier non plus que Brancou Badio, notre meilleur joueur, n’a pas participé à cette rencontre. Nous allons continuer à travailler pour être prêts au début des éliminatoires. »
Le Sénégal lancera sa campagne des éliminatoires de la Coupe du monde 2027 jeudi 2 juillet face à la Côte d’Ivoire, avant d’affronter Madagascar (4 juillet) et la RD Congo (5 juillet).
Pascal GOMIS