En conférence de presse ce vendredi, Pape Thiaw a fait le tour sur la préparation de son équipe face au Pérou. Le sélectionneur national a évoqué l’importance des deux matchs amicaux, l’absence de Malang Sarr, le match Brésil – France, entre autres questions…
« Chercher d’autres trophées »
«Je suis focus sur mon travail. Pour moi, le plus important, c’est de ne pas être dispersé. On est champions d’Afrique. On va continuer à travailler pour chercher d’autres trophées. Dans notre tête, il est clair que les compétitions se gagnent sur le rectangle vert et c’est ce qu’on a fait. On est champions d’Afrique. Je retiens le plaisir de ramener le trophée. Et ça m’a permis de découvrir mon pays dans le fond en allant présenter le trophée partout.»
« Plaisir de revenir au Stade de France »
«Rigoureux, généreux dans l’effort, ce sont des mots qui font plaisir à entendre de mon ancien coach (à Saint-Étienne) qui m’a formé. Pour anecdote, je fais partie des joueurs qui ont inauguré ce stade de France ; Coupe Gambardella en 1998, soulevant le trophée en tant que capitaine. Si mon coach et mon ancien coéquipier Stéphane Borbiconi parlent de moi, ça fait plaisir. Saint-Étienne est un club qui m’a marqué, un club mythique, le club qui m’a accueilli quand j’ai quitté le Sénégal. J’ai partie de ceux qui l’ont ramené en Ligue 1.»
« On suit Malang de près… »
«La sélection est une question de timing. On suit bien Malang (Sarr). Il fait de très grosses performances et il faut le saluer. Certes, il n’est pas là pour ces 2 matchs. Mais seul Dieu sait ce qui se passera demain. En tout cas, moi, je suis tout joueur sénégalais, qu’importe le championnat. Toutefois, qui choisit élimine.»
« La France fait partie des meilleures nations »
«Pour dire vrai, je n’ai pas encore suivi le match France-Brésil. Je suis focus sur le match contre le Pérou. J’aurai le temps de le regarder. Un match qu’on suit en direct est différent quand on le suit en différé. Je pense qu’il est mieux de suivre l’adversaire en différé. Ça te permet d’étudier beaucoup de choses. La France, on ne la présente plus. C’est la meilleure nation sur ces 10 dernières années, elle a fait 2 finales de Mondial ; une gagnée, une perdue. C’était un match de prestige contre le Brésil et on le suivra après.»
« Pérou est un sérieux adversaire »
«C’est un match qu’on aborde sérieusement. On va donner du temps de jeu à certains. Tout le groupe est prêt pour faire un bon match devant ce public. On aura un match difficile face à une équipe du Pérou qui est forte techniquement et qui se regroupe très vite quand elle perd le ballon. On les a bien visionnés. C’est vrai, notre dernière défaite, c’était contre le Brésil. Mais les matchs se suivent et ne se ressemblent pas. Le groupe est prêt à démontrer qu’on est le Sénégal devant notre public. »
« Se servir des 2 matchs pour mettre les choses en place »
«Notre public et les journalistes aimeraient voir des Sénégal-Brésil. On comprend. Mais pour moi, le plus important dans les matchs amicaux, ce n’est pas l’adversaire. On sait que le Pérou une bonne équipe, qui fait de bonnes choses même s’ils ne se sont pas qualifiés à la Coupe du Monde. Ils sont en train de se préparer avec un nouveau coach brésilien. On s’attend à jouer un coach qu’on ne connait pas. On connait l’équipe, mais pas le coach et c’est ça le charme du football. Ils sont en train de mettre en place un projet avec le changement d’entraineur. Ça sera son 1er match et on connait l’ADN brésilienne qui fait mal dans le monde. On va mettre les choses qu’on a l’habitude de mettre en place en y ajoutant des variantes. Les matchs amicaux servent à ça. On va essayer de résoudre les équations sur le terrain.»
Pascal GOMIS















