À cinq jours du coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la préparation des athlètes sénégalais est marquée par des tensions. Leurs encadreurs dénoncent un manque d’accompagnement du ministère des Sports et du Comité d’organisation des JOJ (COJOJ), malgré l’attribution de bourses aux athlètes des 35 disciplines sportives.
Jeudi, les techniciens ont rencontré les responsables des deux structures pour exposer leurs doléances. Selon plusieurs sources, les échanges ont été houleux. La ministre des Sports, Djirèye Clotilde Coly, aurait même tenté de se rendre sur le site de Guerreo pour rencontrer les athlètes, mais sa visite aurait été empêchée par des responsables du COJOJ. Elle n’aurait finalement pas pu les rencontrer.
Cet épisode illustre les tensions qui entourent la préparation de la délégation sénégalaise à quelques jours de l’ouverture des Jeux. Interrogé sur cette affaire, le coordonnateur du COJOJ, Ibrahima Wade, a déclaré ne pas en avoir été informé. « Je ne suis pas au courant. Je ne suis pas dans le dispositif des athlètes devant être à égale distance de toutes les délégations et pays. Mais je me renseigne », a-t-il indiqué.
La contestation pourrait désormais se déplacer au palais de la République. Les encadreurs n’excluent pas de profiter de la cérémonie de remise du drapeau national par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour faire entendre leurs doléances. À l’approche du rendez-vous olympique, ces revendications ajoutent une nouvelle zone de turbulences à la préparation sénégalaise.
La billetterie, autre sujet de crispation
Au mécontentement des encadreurs s’ajoute la question de la billetterie. Les fédérations engagées dans les JOJ déplorent l’absence de dotation en tickets pour assister aux compétitions. Seuls les présidents et les secrétaires généraux bénéficieraient d’une accréditation, laissant les autres membres des instances fédérales sans accès garanti aux épreuves.
À quelques jours du lancement des Jeux, cette situation alimente le sentiment de mise à l’écart exprimé par les acteurs sportifs. Au-delà des conditions de préparation des athlètes, c’est aussi la place accordée aux encadreurs et aux représentants des fédérations dans l’organisation de ce rendez-vous historique qui suscite des interrogations.
Pascal GOMIS



