Chercheuse à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) et spécialiste des questions de genre, Awa Diop appelle les journalistes sportifs à interroger leurs pratiques pour garantir une couverture médiatique plus équitable des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Elle s’exprimait en marge d’un atelier de sensibilisation organisé les 27 et 28 octobre à la Maison de la presse Babacar Touré, par l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll.
« L’idée, c’était vraiment de sensibiliser sur les stéréotypes de genre qui peuvent exister dans la façon de traiter les informations sportives », explique la sociologue. À travers cette initiative, elle entend contribuer à une couverture médiatique qui respecte les droits humains, les droits des femmes et ceux de tous les groupes concernés par cet événement olympique.
Pour Awa Diop, l’enjeu est notamment d’éviter que le traitement de l’actualité sportive ne reproduise certains clichés liés au genre. Le choix des sujets, le vocabulaire employé et la manière de présenter les athlètes sont autant de leviers pour promouvoir une information plus juste et équilibrée.
Organisée sur deux jours, la formation réunit 25 journalistes sportifs, femmes et hommes. Les échanges portent notamment sur l’identification des biais sexistes, l’usage d’un langage inclusif ainsi que le traitement responsable des discriminations et des violences basées sur le genre.
À quelques jours de l’ouverture des JOJ Dakar 2026, Awa Diop souhaite ainsi sensibiliser les professionnels des médias à leur responsabilité dans la lutte contre les stéréotypes et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le sport.
Pascal GOMIS




