Le président de la Fédération sénégalaise de baseball et softball tire un bilan positif de la participation du Sénégal au tournoi de Baseball Five des JOJ Dakar 2026. Fier du travail accompli en deux ans, il voit dans cette expérience un point de départ pour développer la discipline, notamment auprès des jeunes et dans les établissements scolaires.
Quel bilan tirez-vous de ce tournoi et qu’apporte-t-il au développement du Baseball Five sénégalais ?
Je dis Alhamdoulilah. Mais avant de parler d’avenir, il faut rappeler le chemin parcouru. Au Sénégal, il n’y avait ni baseball ni Baseball Five. C’était une discipline totalement méconnue. En deux ans, nous avons réussi à la développer, à former des entraîneurs et à constituer une équipe. Ce n’était pas évident. Je tiens à féliciter mon staff technique, qui a énormément travaillé et donné de son temps pour ce sport.
Nous avons beaucoup appris durant ces Jeux. Certes, ce sont des Jeux olympiques, mais, pour nous, ce sont surtout des Jeux d’apprentissage. Nous avons affronté des nations expérimentées comme Cuba, première mondiale, le Taipei chinois, deuxième mondial, et la Turquie, huitième mondiale. La Syrie dispose également d’une expérience internationale grâce à sa participation régulière aux compétitions. De notre côté, nous n’avions encore jamais disputé de compétition internationale. Je suis donc fier de mon équipe et de mes athlètes.
Quel héritage concret espérez-vous tirer de ces Jeux, notamment sur le plan des infrastructures ?
L’héritage est d’abord immatériel. Nous avons acquis de l’expérience, découvert le haut niveau et suscité l’intérêt du public. Sur le plan matériel, nous n’avons pas encore bénéficié d’infrastructures pérennes. Mais le Baseball Five a l’avantage de pouvoir se pratiquer partout.
Nous travaillons notamment sur un partenariat avec la mairie de Mont-Rolland, qui doit mettre un site à notre disposition. Ce projet pourrait permettre de disposer, pour la première fois en Afrique de l’Ouest, d’un terrain de softball et de Baseball Five. C’est l’un des grands chantiers de notre fédération.
Le public a manifesté beaucoup d’enthousiasme durant les rencontres. Comment comptez-vous capitaliser sur cet engouement ?
C’est très encourageant de voir le public venir nombreux et pousser les équipes. Depuis trois ou quatre jours, les jeunes sont présents et leurs réactions montrent qu’ils s’intéressent à cette discipline. Il faut maintenant aller vers eux, notamment dans les écoles, échanger avec eux et travailler à leur formation. C’est ainsi que nous pourrons faire connaître et aimer le Baseball Five partout au Sénégal.
Quelles sont désormais les priorités de la fédération ?
La priorité est de construire une équipe nationale compétitive et de populariser la discipline. Nous partons de loin, puisque le baseball n’existait pratiquement pas au Sénégal. En deux ans, grâce à Dieu et au travail remarquable de notre staff technique, nous avons réussi à mettre sur pied une équipe. Nous devons poursuivre cet effort, former davantage de jeunes et donner au Baseball Five les moyens de s’installer durablement dans le paysage sportif sénégalais.
Pascal GOMIS


