En marge des JOJ Dakar 2026, la Francophonie sportive entend transformer les liens entre pays francophones en leviers de coopération et de développement. Marina Ferrari, ministre française des Sports, et Abass Fall, maire de Dakar, ont défendu cette ambition, ce lundi 2 novembre, à l’Hôtel de Ville, en mettant l’accent sur la formation, l’économie du sport et l’avenir de la jeunesse.
Les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 ne doivent pas se limiter à une parenthèse sportive. C’est le message porté par Marina Ferrari et Abass Fall lors de la rencontre consacrée à la Francophonie sportive. Pour la ministre française, l’enjeu est désormais de faire du sport un véritable espace de coopération entre les pays partageant la langue française. « La Francophonie sportive doit être un espace de coopération et de développement », a-t-elle défendu, en appelant à renforcer les échanges, le partage des compétences et la mutualisation des moyens.
Face aux défis climatiques, numériques et démographiques, Marina Ferrari estime que les pays francophones doivent unir leurs efforts pour développer la pratique sportive, moderniser les infrastructures et accompagner les jeunes talents. Elle a également souligné les perspectives économiques du secteur. Le marché mondial du sport pourrait atteindre 6 000 milliards d’euros à l’horizon 2050. Une opportunité que les pays francophones doivent saisir en structurant davantage leurs filières, en soutenant l’entrepreneuriat et en multipliant les partenariats entre acteurs publics et privés.
La ministre française a pris les JOJ Dakar 2026 comme exemple de cette coopération, rappelant notamment l’engagement de la France à travers l’Agence française de développement et la formation de plus de 400 jeunes Sénégalais aux métiers de l’organisation des grands événements sportifs. Elle souhaite que cette dynamique se poursuive au-delà des Jeux, notamment avec les Jeux de la Francophonie 2031, prévus au Sénégal.
Abass Fall mise sur un héritage pour la jeunesse
Abass Fall partage cette volonté de prolonger l’élan des JOJ. Pour le maire de Dakar, la réussite des Jeux devra aussi se mesurer à leur capacité à transformer durablement le paysage sportif local. Il a ainsi plaidé pour un meilleur accès à la pratique sportive dans les quartiers populaires, la promotion du sport féminin et une plus grande inclusion des personnes en situation de handicap.
L’édile souhaite également rapprocher les infrastructures des populations et renforcer les liens entre les clubs, les associations et les établissements scolaires. « Les JOJ doivent laisser un héritage durable à la jeunesse », a-t-il insisté, en appelant à faire de cet événement un accélérateur de développement et non une simple échéance sportive.
Au-delà de Dakar, Abass Fall a défendu le renforcement des échanges entre les villes francophones. Le partage d’expériences et de compétences peut, selon lui, ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et favoriser les opportunités économiques dans les infrastructures, la formation et les métiers du sport.
Entre coopération internationale et transformation locale, Marina Ferrari et Abass Fall convergent sur un même enjeu : faire des JOJ Dakar 2026 le point de départ d’une dynamique durable au service de la jeunesse et du développement du sport dans l’espace francophone.
Pascal GOMIS



