À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, Mamadou Diagna Ndiaye rend hommage à Amadou Dia Ba, unique médaillé olympique sénégalais. Un ouvrage retrace le parcours de l’homme qui a marqué l’histoire du sport national.
Trente-huit ans après, l’argent de Séoul brille toujours. Le 28 septembre 1988, Amadou Dia Ba prenait la deuxième place du 400 m haies aux Jeux olympiques, en 47’’23, derrière l’Américain André Phillips. Une performance historique, toujours inégalée dans l’olympisme sénégalais.
Parrain d’un ouvrage consacré à l’athlète, écrit par Cheikh Tidiane Fall, Mamadou Koumé, Abdoulaye Dabo et Khalifa Ndiaye, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) de Dakar 2026 a rappelé la portée de cet exploit. « Dia Ba n’est pas qu’une médaille. Dia Ba, c’est une époque. C’est une idée du Sénégal », a-t-il souligné.
Champion d’Afrique à plusieurs reprises et finaliste olympique en 1984, 1988 et 1992, l’ancien hurdleur incarne, à ses yeux, la persévérance et la dignité d’un sportif capable de rivaliser avec l’élite mondiale malgré des moyens limités.
À quelques jours des JOJ de Dakar, cet hommage prend une résonance particulière. Il s’agit aussi de transmettre cet héritage à une nouvelle génération qui connaît davantage Sadio Mané que le héros de Séoul. « On peut être originaire d’un petit pays et regarder les grands dans les yeux », a rappelé Mamadou Diagna Ndiaye.
En retraçant le parcours d’Amadou Dia Ba, les auteurs ravivent ainsi le souvenir d’une performance exceptionnelle et d’une page majeure de l’histoire sportive du Sénégal. Un héritage qui dépasse la médaille et rappelle aux jeunes générations que les exploits d’hier peuvent nourrir les ambitions de demain.
Pascal GOMIS



