La Basketball Africa League (BAL) poursuit son engagement en faveur du développement du basketball sur le continent. Ce samedi, son président, Amadou Gallo Fall, et le maire de Dakar, Abass Fall, ont inauguré un terrain rénové sur la Corniche Ouest. Au Sénégal, quatre sites sont concernés par ce programme de NBA Africa, qui ambitionne de construire ou de réhabiliter 1 000 terrains en Afrique au cours des dix prochaines années.
Dakar veut donner plus d’espace à sa jeunesse. Et le basketball entend en profiter. Ce samedi, sur la Corniche Ouest, le président de la Basketball Africa League (BAL), Amadou Gallo Fall, et le maire de la capitale, Abass Fall, ont inauguré un terrain rénové dans le cadre du partenariat entre les deux institutions. Une nouvelle étape dans le programme de développement des infrastructures de proximité porté par NBA Africa.
Pour Amadou Gallo Fall, cette inauguration s’inscrit dans une collaboration qui dépasse le seul cadre sportif. « À la fin du mois d’août, nous avions organisé, avec la Ville de Dakar et d’autres partenaires, le Festival Bienne Dakar au Monument de la Renaissance africaine. Pendant une semaine, nous avons célébré la culture sénégalaise, la mode, l’élégance et les performances sportives », a rappelé le dirigeant. L’événement avait notamment réuni 12 000 spectateurs autour de prestations d’artistes sénégalais. Des jeunes venus de différents quartiers avaient également pris part aux activités organisées sur deux jours.
Après la culture, place au sport de proximité. Pour le président de la BAL, Dakar dispose d’atouts pour développer des espaces de pratique en plein air. « Lorsqu’on parle de basketball en plein air, on pense souvent aux terrains mythiques de Venice Beach, à Los Angeles. Pourtant, Dakar n’a rien à envier à ce célèbre site », a-t-il estimé, tout en appelant à poursuivre les investissements dans la capitale. « D’autres espaces pourraient accueillir des projets similaires, en partenariat avec la BAL. »
« Les grandes histoires du basketball commencent souvent sur les terrains de quartier »
Derrière ce terrain rénové, l’ambition est de permettre aux jeunes de pratiquer dans de meilleures conditions et de faire émerger de nouveaux talents. « Les grandes histoires du basketball commencent souvent sur les terrains de quartier », a rappelé Amadou Gallo Fall, citant les parcours de stars de la NBA comme Allen Iverson et LeBron James, mais aussi celui du Sénégalais Jean-Jacques Boissy.
Le problème, selon lui, reste l’accès aux infrastructures. « Partout en Afrique, les talents ne disposent pas toujours des infrastructures nécessaires pour se développer. Pour la BAL, la promotion du basketball passe donc par des partenariats avec des acteurs comme la Ville de Dakar. Nous partageons la même ambition : contribuer au développement de notre continent », a-t-il expliqué.
Le Sénégal compte quatre sites rénovés ou en cours de rénovation dans le cadre de cette initiative. Après Saint-Louis, avec le terrain intérieur de l’Université Gaston Berger, et Joal, où se trouve l’aire de jeu François Bopp, Dakar accueille à son tour un terrain réhabilité. Guédiawaye doit également bénéficier du programme avec l’ouverture annoncée du premier terrain BAL4HER d’Afrique.
Ce complexe couvert sera conçu pour favoriser la pratique sportive des filles et des femmes. Il accueillera aussi des activités de volleyball et de handball. Vestiaires, sanitaires, éclairages et salles de réunion ont été modernisés. Le site doit également servir de cadre à des ateliers de leadership ainsi qu’à des programmes consacrés à l’éducation, à la santé et à la nutrition.
À travers cette stratégie, la BAL s’inscrit dans l’objectif plus large de NBA Africa : construire ou réhabiliter 1 000 terrains sur le continent au cours des dix prochaines années. Une ambition qui, pour Amadou Gallo Fall, doit se concrétiser « ville par ville et pays par pays ». « La jeunesse africaine regorge de talents. Elle a besoin d’être encadrée et de disposer des moyens nécessaires pour exprimer son potentiel et participer au développement de nos communautés », a-t-il souligné.
L’héritage des infrastructures en question
Reste à préserver ces équipements. Pour Amadou Gallo Fall, leur pérennité dépend aussi de l’engagement des populations. « La préservation de ces infrastructures doit être une responsabilité citoyenne. Chacun doit contribuer à leur entretien, comme il doit veiller à la conservation de nos édifices publics », a-t-il insisté.
Le président de la BAL s’est également montré optimiste quant aux transformations en cours au Sénégal, notamment à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. « Je suis convaincu que Dakar va changer de visage et que de nouvelles infrastructures verront le jour dans tout le pays », a-t-il déclaré, évoquant notamment les routes en construction à Saly et les installations de la plage du Lamantin, qui doit accueillir plusieurs disciplines des sports de plage, dont la lutte et le beach-volley.
Malgré les critiques et les difficultés rencontrées dans la préparation des Jeux, Amadou Gallo Fall préfère retenir les perspectives positives. « Bien sûr, il existe des problèmes, mais je préfère voir le verre à moitié plein. Nous devons nous concentrer sur l’essentiel et poursuivre nos efforts en nous appuyant sur des partenariats comme celui qui nous lie à la Ville de Dakar », a-t-il déclaré.
Son message est clair : la construction d’infrastructures ne constitue qu’une première étape. Leur entretien, leur accessibilité et leur utilisation par les communautés détermineront aussi leur impact. « Nous devons tous apporter notre contribution à cette œuvre collective », a conclu le président de la BAL.
Pascal GOMIS



