Elles ont un point commun : avoir déjà disputé plusieurs compétitions internationales, de l’Afrobasket aux éliminatoires de la Coupe du monde, en passant parfois par les Jeux Olympiques. Ndioma Kane, Madjiguène Sène, Lena Timera, Sabou Guèye et Maty Fall disposent donc d’un vécu supérieur à celui des cinq « Bleues » de la Tanière, Nogaye Diagne, Sokhna Bintou Lô, Khadidiatou Diouf, Fatou Filor et Fanta Gassama. Mais à Guadalajara, les joueuses les plus expérimentées n’ont pas répondu aux attentes.
Considérée comme l’une des étoiles montantes du basket sénégalais, Ndioma Kane peine à retrouver le niveau qui lui avait permis d’être élue MVP de la Women’s Basketball League Africa. Ses performances sont en baisse, entre blessures à répétition et rendement parfois insuffisant. À Guadalajara, elle a tourné à 10,7 points et 4 rebonds de moyenne en 25,5 minutes.
Madjiguène Sène n’a pas davantage convaincu. Elle a débuté les trois matches sur le banc, pour seulement 12,9 minutes de moyenne. De retour en sélection depuis l’Afrobasket 2025, l’intérieure alterne encore le bon et le moins bon. Ses statistiques restent modestes : 6,3 points et 4,7 rebonds. Elle possède pourtant les qualités pour s’imposer dans la raquette sénégalaise et devenir un véritable point d’appui. Face aux Philippines, lors du dernier match de la phase de groupes, elle a notamment manqué deux lancers francs qui auraient pu peser sur l’issue de la rencontre. Elle doit gagner en constance.
Derrière ces deux cadres, Lena Timera (2,3 points, 1 rebond en 10 minutes), Sabou Guèye (1,7 point, 2,7 rebonds en 18,3 minutes) et Maty Fall (0,7 point, 0,7 rebond en 10,7 minutes) sont également passées à côté de leur tournoi. Leurs statistiques ne reflètent toutefois pas forcément leur véritable valeur.
À Guadalajara, les cadres sénégalaises n’ont simplement pas suffisamment pesé. Et leur manque d’impact a forcément compliqué la tâche d’une sélection qui avait besoin de leur expérience.
Pascal GOMIS














