Déjà au sifflet du match d’ouverture, le Congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a été choisi par la CAF pour diriger la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Une désignation lourde de symboles pour un arbitre devenu une référence continentale, déjà présent lors du sacre sénégalais de 2022.
La Confédération africaine de football a tranché : c’est Jean-Jacques Ndala Ngambo qui aura la lourde responsabilité d’arbitrer la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, dimanche à Rabat, entre le Maroc et le Sénégal. À 38 ans, le Congolais boucle ainsi la boucle d’un tournoi qu’il avait ouvert dès le match inaugural entre les Lions de l’Atlas et les Comores (2-0), preuve de la confiance intacte que lui accorde la CAF.
L’arbitre congolais n’en est pas à son coup d’essai. Il s’agira de son troisième match dans cette édition, après Maroc-Comores et Tanzanie-Tunisie (1-1) en phase de groupes. Un parcours mesuré, souvent signe, dans les usages de la CAF, d’une montée en puissance progressive vers l’affiche ultime.
Dimanche, il dirigera son huitième match des Lions de l’Atlas (6 victoires, 1 nul) et son quatrième des Lions du Sénégal (1 victoire, 1 nul, 1 défaite). Des statistiques qui témoignent d’une familiarité avec les deux finalistes. Un critère essentiel pour une finale sous très haute tension, dans un stade Prince Moulay Abdellah acquis à la ferveur marocaine.
Ndala Ngambo sera assisté de ses compatriotes Guylain Ngila et Mwanya Mbilizi, tandis que le Sud-Africain Tom Abongile officiera comme quatrième arbitre. Le VAR a été confié au Gabonais Pierre Ghislain Atcho, qui avait arbitre la demi-finale de la bande à Sadio Mané.
Clin d’œil de l’histoire : en 2022 à Yaoundé, lors du sacre historique du Sénégal, le Congolais officiait déjà… comme quatrième arbitre. Trois ans plus tard, il revient sur le devant de la scène, sifflet en main, pour arbitrer un duel au sommet. Preuve que, dans l’ombre des stars et des sélectionneurs, la CAF sait aussi miser sur la continuité et l’expérience pour ses grands rendez-vous.
Pascal GOMIS














