Il dispute sa 4ème CAN consécutive. Krépin Diatta a fait jusque-là preuve de régularité et d’engagement. Milieu de terrain reconverti en arrière droit, le joueur de l’AS Monaco s’est prononcé sur le 8ème de finale face au Soudan, prévu ce samedi, à 15h GMT. L’ancien de Santhiaba Ziguinchor évoque aussi son rôle en équipe nationale.
« Le Soudan est un adversaire»
«On sait qu’on va vers des matchs très difficiles. Le Soudan est une bonne équipe qu’on a affrontée. De notre côté, on est concentrés, on sait ce qui nous attend, ce qu’il faut faire pour passer. On sait que ça sera un match âprement disputé. C’est un très bon adversaire. Tout le monde a regardé le match qu’on a joué là-bas. Ça a été un match très dur. C’est un adversaire qu’on respecte bien. Les gens peuvent dire qu’ils ont manqué leur début de compétition qui a été difficile. En Afrique, tous les matchs sont difficiles. Le match contre le Bénin en est la preuve. Il faudra montrer un visage conquérant pour pouvoir passer. Mais on sait que ça sera un match très difficile.»
« Je vis le moment présent »
«Comme tout joueur, tu aimerais gagner chaque compétition que tu joues. On est des compétiteurs. Je ne suis qu’un joueur. J’aimerai gagner. Le Bon Dieu est là. J’étais plus content quand le Sénégal a gagné la CAN même si je n’étais pas là pour cause de blessure. Le plus important est que moi, je vis le moment présent. Ça a toujours été mon cas. On sait que ça sera difficile cette année mais l’essentiel, c’est que je me suis préparé comme il le faut. »
« L’équilibre de l’équipe passe avant tout… »
« Les 3 dernières saisons en club, j’ai joué comme latéral droit. À la CAN 2023, j’ai joué à ce poste. Je suis un joueur flexible. Je peux jouer à beaucoup de postes. Maintenant, le choix revient au coach. J4ai joué à ce poste durant les qualifications. Je me sens très bien. J’ai les repères en club. Le plus important, c’est que partout où le pays m’appellera, je serai présent.
Je suis quelqu’un qui pense d’abord à l’équilibre de l’équipe quand je joue. Il ne faut pas se dire qu’il faut tout le temps monter et laisser les vagues derrière aux autres joueurs pour qu’ils fassent le job. Sur mon côté, j’ai un joueur sur la ligne et je ne vais pas aller le trouver là-bas pour faire des dédoublements. Je le fais quand je sens que le football le demande. Je pense que j’ai les capacités de monter et de revenir. Ce n’est même pas un problème. Mais au football, il faut toujours penser à l’équilibre de l’équipe. Même si je n’ai pas fait beaucoup de dédoublements lors du match passé, mais quand le jeu le demande, je serai là. Ce n’est pas un souci.»
« Il n’y a jamais eu de frustration »
«Dans la vie de tous les jours, dès que vous vous unissez, dès que vous mettez vos forces ensemble, il y a souvent de la réussite qui revient. On est tous des frères, même si on des concurrents. Le drapeau sénégalais prime sur tout. Les joueurs en sont conscients et le plus important est de hisser le drapeau le plus haut possible. Ça devrait être la motivation de tout un chacun. Que ça soit les attaquants ou les autres, le groupe vit très bien et je pense que c’est ça qui fait la force de l’équipe. Le coach a fait des changements au match passé et il n’y a jamais eu de frustration. Il y a 28 titulaires et on peut faire les changements les yeux fermés et il y aura du répondant. L’état d’esprit est bon et je prie pour que ça continue comme ça. Pour une équipe nationale, ça se passe comme ça.»
Mor Bassine NIANG, envoyé spécial à Tanger (Maroc)














