Première Israélienne médaillée olympique, avec l’argent décroché en judo aux Jeux de Barcelone en 1992, Yael Arad a salué la réussite organisationnelle des JOJ Dakar 2026. La présidente du Comité olympique israélien y voit une formidable opportunité pour le Sénégal et souhaite renforcer les échanges avec le CNOSS, notamment dans les domaines de la technologie, de la préparation mentale et de la formation.
« C’est une formidable opportunité pour le pays et un véritable tremplin pour son avenir sportif », a estimé Yael Arad. Elle a également souligné la portée historique de ces Jeux pour le Sénégal, marqué par la conquête de sa première médaille olympique en judo. Une performance qui lui rappelle les sacrifices et le travail nécessaires pour atteindre le haut niveau.
Au-delà des résultats, l’ancienne judokate a insisté sur la dimension humaine des JOJ, qu’elle considère comme un espace de dialogue, de paix et de rapprochement entre les peuples. Israël a engagé 11 athlètes dans huit disciplines. Deux ou trois médailles constitueraient un bon bilan, mais Yael Arad accorde davantage d’importance à l’expérience acquise par les jeunes sportifs. « À cet âge, l’expérience compte autant, sinon plus, que les médailles », a-t-elle rappelé.
La technologie au service des athlètes
La coopération avec le CNOSS pourrait notamment porter sur l’adaptation des sportifs aux conditions climatiques extrêmes. Le Comité olympique israélien a mis en place une commission scientifique, dirigée par Muli Epstein, pour anticiper les fortes chaleurs et adapter la préparation des athlètes. Acclimatation, suivi de l’hydratation et dispositifs de refroidissement font partie des solutions développées.
« Nous avons une réunion aujourd’hui (mardi) avec le Comité olympique sénégalais. La technologie au service du sport sera l’un des sujets abordés. C’est capital, car les athlètes doivent pouvoir performer intelligemment sans abîmer leur corps. Israël est connu pour son expertise technologique avancée et nous voulons partager nos expériences », a expliqué Yael Arad.
500 000 dollars pour la préparation mentale
Autre levier de performance : la préparation psychologique. Israël consacre chaque année 500 000 dollars à son programme de résilience et d’accompagnement mental des athlètes. Pour Yael Arad, les qualités physiques et techniques ne suffisent plus pour performer au plus haut niveau.
« Dans le sport de haut niveau, il est important d’avoir des athlètes bien armés sur le plan psychologique. Cela peut contribuer à améliorer les performances », a-t-elle souligné.
Enfin, la présidente du Comité olympique israélien a plaidé pour une présence accrue des femmes dans le sport, particulièrement au sein des instances dirigeantes. Une question de représentation, mais aussi de place dans les processus de décision.
Pascal GOMIS



