À une semaine de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), le président du COJOJ, Mamadou Diagna Ndiaye, a appelé les ambassadeurs et les représentants diplomatiques à s’approprier l’événement. Au-delà du sport, il voit dans Dakar 2026 une occasion historique de renforcer le rayonnement international du Sénégal.
Faire des JOJ Dakar 2026 bien plus qu’un événement sportif. C’est le message lancé par Mamadou Diagna Ndiaye aux représentants diplomatiques, lors d’un déjeuner organisé à une semaine de l’ouverture des Jeux. Le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) entend faire de ce rendez-vous une vitrine du Sénégal et un puissant instrument de rayonnement international.
« Le monde ne retient pas un pays parce qu’il a bien organisé les files d’attente. Il le retient parce qu’il a ressenti quelque chose », a-t-il expliqué, en invitant ses interlocuteurs à regarder Dakar 2026 sous un autre angle : celui du soft power.
Pour le dirigeant sénégalais, le pays dispose déjà de solides atouts, notamment sa stabilité, sa « Teranga » et sa diplomatie. Mais les Jeux doivent permettre d’y ajouter une nouvelle dimension : la jeunesse.
Du 31 octobre au 13 novembre, quelque 2 700 jeunes venus de 200 pays sont attendus à Dakar, Diamniadio et Saly. Pendant quinze jours, ces athlètes âgés de 15 à 17 ans partageront les mêmes espaces de vie et se retrouveront autour d’une passion commune, le sport.
« Nous, on va faire dormir dans le même bâtiment des jeunes de tous les pays. Et ils vont se parler », a souligné Mamadou Diagna Ndiaye. Pour lui, cette rencontre entre jeunes de cultures différentes constitue l’une des forces des JOJ : une diplomatie qui se construit au quotidien, loin des discours officiels, jusque dans les espaces de vie du Village olympique.
« La plus grande opération de séduction jamais organisée par le Sénégal »
Le président du COJOJ a également insisté sur l’occasion offerte au Sénégal de renouveler le regard porté sur le continent africain. Évoquant son intervention à Washington devant la Banque mondiale, il a invité ses interlocuteurs à ne pas considérer Dakar 2026 comme une simple compétition sportive, mais comme « la plus grande opération de séduction jamais organisée par le Sénégal ».
La présence annoncée de 500 journalistes internationaux doit contribuer à cette ambition. Mamadou Diagna Ndiaye espère que leur couverture mettra en lumière une Afrique qui accueille, forme et innove, loin des récits habituellement associés aux crises, aux coups d’État et à l’émigration.
Il a notamment évoqué la formation de 400 jeunes issus de 30 pays en vue de contribuer à l’organisation des Jeux, ainsi que la mise en place d’un Observatoire de l’héritage, avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), pour mesurer les retombées de l’événement.
Les ambassadeurs invités à vivre les Jeux
Pour transformer cette visibilité en bénéfices durables, Mamadou Diagna Ndiaye a exhorté les diplomates à sortir des ambassades et à participer pleinement aux festivités. Il les a invités à mobiliser leurs jeunes et leurs diasporas, à assister aux compétitions et à aller à la rencontre des populations.
L’objectif est que les représentants étrangers deviennent, à leur tour, les relais de l’expérience sénégalaise dans leurs capitales, bien après la clôture des Jeux, le 13 novembre.
« Dakar 2026 n’est pas une affaire du COJOJ. C’est une affaire du Sénégal », a-t-il insisté, rappelant que la réussite de l’événement engage l’ensemble du pays et de ses représentants à l’étranger.
Le rendez-vous est fixé au 31 octobre, à Diamniadio, pour la cérémonie d’ouverture. Avec une ambition clairement affichée : faire des premiers JOJ organisés en Afrique une réussite sportive, diplomatique et humaine, dont le Sénégal pourra durablement tirer profit.



