À quinze jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, le président du CNOSS appelle les fédérations à se mobiliser pour faire de Dakar 2026 une réussite sportive et populaire. Avec une priorité : transformer l’événement en héritage durable pour le sport sénégalais.
Le rendez-vous approche et Mamadou Diagna Ndiaye hausse le ton. À quinze jours de l’ouverture des JOJ Dakar 2026, prévue le 31 octobre, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS) a lancé un appel aux fédérations. Pour réussir les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique, le patron de l’olympisme sénégalais veut pouvoir compter sur tous les acteurs du mouvement sportif.
« Le COJOJ construit les stades, le CNOSS porte la flamme, mais ce sont les fédérations qui portent l’âme des Jeux », a-t-il rappelé. Un message sans détour aux dirigeants fédéraux, invités à sortir de leur cadre habituel pour faire de cet événement un rendez-vous populaire.
« Moi aussi, je peux »
Diagna Ndiaye attend d’abord des fédérations qu’elles profitent des Jeux pour rapprocher les jeunes du sport. Des initiations dans les clubs, des interventions dans les écoles et la mobilisation des athlètes non qualifiés doivent permettre de susciter de nouvelles vocations. « Les JOJ, ce n’est pas 15 jours de compétition. C’est 15 jours pour qu’un enfant sénégalais se dise : “Moi aussi, je peux” », a-t-il insisté.
Deuxième exigence : l’exemplarité. Arbitrage, accueil des délégations et protection des jeunes athlètes devront être à la hauteur de l’événement. Pas question de confondre patriotisme et favoritisme. Le Sénégal sera attendu sur sa capacité à respecter les règles autant qu’à incarner la Teranga.
L’après-JOJ en ligne de mire
Reste l’essentiel : l’héritage. Pour Mamadou Diagna Ndiaye, le véritable bilan des Jeux se mesurera aussi après le départ des délégations. Il demande ainsi à chaque fédération de présenter des projets concrets pour exploiter les infrastructures et développer la pratique sportive dès 2027.
« Ne laissez pas l’héritage dans les mains du ministère ou du COJOJ. Prenez-le. C’est votre héritage », a-t-il lancé, alors que les pouvoirs publics ont engagé des investissements importants pour préparer le rendez-vous.
Le message est passé : les fédérations ne doivent pas être de simples spectatrices de Dakar 2026. Elles en sont les actrices, mais aussi les premières responsables de ce qui restera après le 13 novembre. « J’ai besoin de vous. Le Sénégal a besoin de vous », a conclu le président du CNOSS.



